Une balance relève de la métrologie légale dès que son résultat sert une transaction commerciale, un tarif basé sur le poids ou l'application d'une réglementation. C'est le cas de toute vente au poids au public : boucherie, boulangerie, poissonnerie, fromagerie, épicerie en vrac, marché forain. Hors de ces usages, par exemple en contrôle interne de production, la balance n'est pas soumise à la métrologie légale et relève d'un étalonnage volontaire.
Qu'est-ce que la métrologie légale en pesage ?
La métrologie légale est l'ensemble des règles publiques qui encadrent les instruments de mesure dont le résultat sert une transaction ou l'application d'une réglementation. En pesage, elle garantit que la masse affichée engage le commerçant et protège l'acheteur.
- Champ d'application
La métrologie légale s'applique dès qu'un instrument de pesage sert à établir une transaction commerciale, à calculer un tarif au poids ou à appliquer une réglementation. La masse mesurée a alors une valeur juridique : elle détermine un prix payé par un tiers. Hors de ces usages, par exemple en contrôle interne de production, la balance relève de l'étalonnage COFRAC, démarche technique volontaire et non du contrôle légal.
- Ce qu'elle impose
Trois exigences cumulatives encadrent un instrument soumis à la métrologie légale : une balance homologuée classe III OIML conforme à la directive 2014/31/UE, une vignette M attestant la conformité, et une vérification périodique réalisée par un organisme agréé. La périodicité est annuelle pour l'essentiel du parc, avec un cas particulier pour les balances poids-prix de vente directe.
- Qui est concerné
Sont concernés tous les professionnels qui vendent ou facturent au poids : la boucherie-charcuterie, la boulangerie-pâtisserie, la poissonnerie, la fromagerie, l'épicerie en vrac, les marchés forains et la vente sur la voie publique. Le pesage de tarification, comme la facturation au kilogramme, entre également dans ce champ.
